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Quand j’étais petite, je voulais être comédienne ou auteure. Ma famille ne m’a jamais bridée dans l’expression de ma créativité, elle n’a pas non plus dénigré mes aspirations artistiques. Mais malgré toute l’ouverture d’esprit dont mes parents ont fait preuve, on n’a pas échappé à certaines formes de conditionnement sociaux. À la sortie de l’adolescence, j’ai été encouragée à me chercher un métier, en mode “assure tes arrières, tu pourras toujours faire ça à côté / en plus”. C’était logique, argumenté… Je suis donc devenue urbaniste en me disant que je ferai “romancière à côté”. LOL.

Pendant une petite dizaine d’années, j’ai adhéré à l’idée que les trucs qu’on kiffe vraiment, c’est pour le week-end. Et plus globalement, à la croyance qu’il y a le travail d’un côté, et puis la vie de l’autre (avec tes passions, tes amis, ta famille, ton plaisir, etc.). Que c’est OK et normal de te faire chier quand tu bosses, parce qu’il y a “la vraie vie” en dehors. Que tu peux mettre 40h de ta semaine dans une boîte hermétique sans que ça affecte le reste.

Apparemment, il y a des gens qui supportent ça très bien (ou qui donnent l’impression de supporter ça très bien – je sais pas trop).

Mais ça n’a pas été mon cas.

Et c’est pas le cas des client·e·s qui travaillent avec moi.

Il n’y a pas de vie pro / vie perso

La réalité, c’est qu’il n’y a pas la vie pro d’un côté, et la vie perso de l’autre. Il y a la vie, c’est tout.

Bien sûr, il y a des moments où tu travailles et des moments où tu fais autre chose. Ça paraît normal et sain de délimiter des espaces où tu fais ceci ou cela. Ça te permet d’être pleinement présent·e (à tes enfants, à tes vacances, à ton cours de lambada, à ton boulot, à ton amoureux·se…) et de profiter vraiment de ce que tu es en train de faire et/ou des personnes avec qui tu te trouves.

En revanche, c’est furieusement déconnant de croire que tu peux cloisonner un endroit qui déconne, sans que ça influence l’ensemble de ta vie.

La frontière vie pro / vie perso, ça devient très vite une arnaque si ça te sert à te faire croire que :

  • C’est OK de s’emmerder 5 jours par semaine, parce qu’il faut bien trimer pour s’offrir 2 jours de repos (et encore, quand tu fais pas des lessives ou le rangement du grenier) ;
  • C’est logique que ton travail soit chiant, parce que si c’était pas le cas bah ce serait pas du travail ;
  • C’est normal de pas être pleinement toi-même quand tu vas bosser et/ou quand tu rentres chez toi, parce qu’il y a des espaces où faut être comme ceci et des espaces où il faut être comme cela (mais jamais toi-même en entier, ça se fait pas) ;
  • C’est envisageable de se sentir bien dans sa vie, alors qu’on n’aime pas ce à quoi on consacre l’essentiel de ses journées.

Bref, séparer, c’est utile quand ça te permet d’être à fond à ce que tu es en train de faire. Ça l’est beaucoup moins quand ça devient une énième façon de te la faire à l’envers.

La tyrannie de “ce qui se fait”

L’autre truc qui me rend dingue avec le mythe de la séparation vie pro / vie perso, c’est que c’est un énième levier d’uniformisation.

Dans plein de jobs, on a une vision ultra-rigide (et mortifère) de ce qu’est une posture de “pro”.

Franchement, est-ce que te liquéfier par 40°C dans un costard en laine fait de toi un banquier plus sérieux que si t’étais en short ? Est-ce que se parler avec des balais dans le cul, c’est mieux respecter la hiérarchie ? Est-ce que lisser toutes tes particularités pour raconter la même chose que les autres, ça te rend plus fiable pour tes clients ?

Non seulement on cloisonne ce qu’on peut faire/dire au boulot et en dehors, mais en plus on y édicte des règles très rigides… Qui font que tout se ressemble. Partout. Tout le temps.

C’est la tyrannie de “ce qui se fait” – et ça vaut aussi pour les temps “hors boulot” où faudrait pas parler de son job parce que c’est pas le moment / trop sérieux / chiant. Mais si tu trouves ça chiant de parler de ton boulot, c’est peut-être parce que tu souscris au mythe de “la vie qui se vit partout sauf au travail”, en espérant contenir ton insatisfaction dans ce strict périmètre.

Malheureusement, quand tu sépares le pro et le perso (ou la famille et les amis, les enfants et le couple… ça marche pareil) pour oublier l’un ou l’autre, la frontière que tu dessines n’a pas d’existence ailleurs que dans ta tête.

Au lieu d’attendre le week-end pour “profiter de la vie”…

Oui, vouloir vivre une vie sans contrainte, déception ou frustration, c’est à côté de la plaque. Même les gens profondément heureux ont des émotions difficiles, des moments d’ennui et des démarches administratives à faire.

Non, la vie n’est pas une étendue de guimauve.

Mais si chaque vendredi à 17h, tu t’enfiles un pack de bière pour oublier que t’as un travail, ou s’il te faut te barrer 3 semaines à l’autre bout du monde pour pas avoir l’impression de rater ta vie, t’as très probablement des questions à te poser.

Tu peux renouveler ta carte de membre au club des gens qui trouvent que le kif, c’est déjà pas mal le week-end. Tu peux être d’accord pour réfréner des pans entiers de qui tu es quand tu es au travail/en famille/etc. Personne n’a rien à redire à ça, c’est toi qui décide.

Mais tu te fourvoies gravement si tu penses que tu peux mettre une partie de toi au placard (que ce soit tes rêves, ta spontanéité, ton humour, tes besoins, ta fantaisie…), sans répercussions sur ton humeur, ton niveau d’énergie, ta créativité, ta concentration, ta disponibilité, ton écoute… (Et sans doute plein d’autres choses que j’ai pas nommées.)

Oui, une certaine forme de séparation peut être très utile. Par exemple, c’est essentiel de décider quand tu bosses et quand tu bosses pas, pour deux raisons :

  1. Pour pas avoir la moitié de ton cerveau occupée par le boulot alors que tu fais autre chose (et inversement).
  2. Parce qu’il y a plein d’autres façons d’apprécier sa vie que de travailler, et que tout se nourrit.

Les films ou séries que tu regardes, les livres que tu lis, les conversations que tu as, les gens qui t’inspirent, les activités que tu pratiques… Tout a une influence sur l’entrepreneur·e ou l’artiste que tu es, mais aussi l’ami·e, l’amoureux·se, le parent, etc. Il n’y a pas deux ou trois ou douze toi : tu es entier·ère, tout le temps.

Au lieu d’attendre le week-end pour “profiter de la vie”, tu peux profiter de chaque espace que tu crées dans ta vie : au boulot, en vacances, en famille, entre amis, en couple… Même quand tu conduis, quand tu fais le ménage ou quand on te traîne à l’accrobranche. À chaque fois, tu as le choix : cloisonner en te disant que c’est la partie chiante de ta vie, ou regarder la réalité avec honnêteté et faire tes choix en fonction de ce que tu veux.

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Le plus puissant levier de développement de ton activité (et de tout le reste)

Les client·e·s avec qui je démarre un travail de coaching sont souvent étonné·e·s de la place que prend “le perso” dans nos échanges : après tout, ils ont signé pour un accompagnement “business”… Par exemple, ils/elles arrivent avec un problème de désorganisation dans leur activité, et 23 minutes plus tard, on est en train d’explorer leur place dans leur famille, leur rapport à l’argent – ou d’autres espaces encore plus inattendus, chaque coaching est différent.

Si on arrive là, c’est pas parce qu’on a fait plouf plouf avec la direction à prendre, ni parce qu’on a changé de sujet parce que le premier était chiant. C’est qu’on a quitté la surface et les réponses/méthodes toutes prêtes, pour aller regarder ce qu’il se passe vraiment… Et générer de la transformation en profondeur.

Oui, je coache des entrepreneur·e·s et des artistes qui veulent développer une activité rentable et prospère, une activité grâce à laquelle ils s’éclatent et créent la vie qu’ils/elles veulent.

Mais je ne crois pas une seconde qu’on accède à d’excellents résultats ET un quotidien kiffant sans aller voir ce que ça dit à l’intérieur. En d’autres termes : si tu veux pas te rencontrer, tu ne peux pas te créer la vie que tu veux. Tu restes coincé·e dans des modèles et croyances qui ne t’appartiennent pas, et même si tu as “tout ce qu’il faut pour être heureux·se” (selon Le Bonheur pour les Nuls), bah tu l’es pas. Parce que ce ne sont pas TES critères de réussite et de bonheur, mais ceux des autres.

Comment ça résonne pour toi ? Dis le moi en commentaire, je suis curieuse de te lire.

Si ça te parle, si tu veux lever les obstacles et les freins qui t’empêchent de développer une activité fiable et taillée sur mesure pour toi, tu peux :

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