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Dernièrement, j’ai coaché pas mal d’entrepreneurs débutants ou des personnes qui s’interrogent sur une reconversion. Ça m’a replongée dans mes débuts dans l’entrepreneuriat, les croyances pourries qui circulent à ce sujet et les conseils ahurissants qu’on donne aux freelances qui démarrent. Un gloubi-boulga d’impuissance et d’addiction à la souffrance auquel tout le monde souscrit en dodelinant de la tête. Pas étonnant que tant d’indépendants soient en galère et subissent toutes les crises de plein fouet.

Franchement, ça me met en colère.

Tu vas en chier si tu décides que c’est normal d’en chier

Quand tu débutes, c’est toujours pareil. T’as pas commencé à construire ton projet que déjà on essaie de lui scier les couilles. “C’est difficile et t’as aucune sécurité”, “t’as plus de vacances ni de week-ends”, “la première année tu te paies pas”, “tu vas galérer (mais bon tu vas à la plage quand tu veux)”… Mais, mais, mais… C’est quoi ce tissu de merdes ?

T’as encore rien exploré de tes options, de tes talents, du kif de créer à partir de toi ; et déjà tout le monde se bouscule au portillon pour ratiboiser ta puissance et s’assurer que tu restes bien conforme au niveau de médiocrité ambiante. Et 98% du temps, t’es tellement ahuri·e que t’acceptes la situation, et t’es parti·e pour des mois voire des années à te faire chier.

C’est juste insupportable.

En effet, t’as aucune chance de te payer la première année si tu te lances en te disant que ça va pas arriver. Non, t’auras plus de vacances ni de week-ends si tu décrètes pas que ton repos est non négociable. Et oui, tu vas en chier si tu décides que dans l’entrepreneuriat c’est normal d’en chier.

Il y aura toujours des salariés qui n’y connaissent rien ou des freelances précaires pour projeter leurs peurs et leurs frustrations sur toi. Mais t’es pas obligé·e de dire amen.

7 changements qui m’ont fait passer de freelance au bout du rouleau à entrepreneure fixée sur son kif

L’année dernière à la même époque, j’étais au bout du rouleau.

Je gagnais ma vie, mais c’était houleux, tout ou presque dépendait de mon temps de travail, j’avais zéro visibilité sur les mois à venir, je me faisais chier dans les trois quarts de mes missions.

Sur le papier, je faisais tout ce que j’avais toujours voulu (écrire). Et pourtant, j’avais de plus en plus de mal à me lever le matin et à pas passer la moitié de mes après-midi à regarder par la fenêtre.

Puis j’ai commencé à pleurer pendant des jours entiers et faire des crises d’angoisse, et je me suis dit que je ne pouvais plus continuer comme ça.

Qu’est-ce que j’ai fait pour que ça change ?

1. J’ai décidé de me faire coacher

J’ai pris un coaching de groupe et j’y ai mis toute ma vulnérabilité, toute ma capacité de remise en question. C’était un investissement énorme pour moi (toute ma trésorerie de l’époque y est passée), il était donc hors de question que je passe 6 mois à me tourner les pouces en attendant la solution miracle.

Une fois gratté la première couche de problèmes que je pensais être les miens (“j’ai pas confiance en moi”, “je me lasse de tout”, “mes clients n’ont pas les moyens de me payer”, etc.), j’ai pu voir mes angles morts et faire des choix basés sur la réalité, pas sur des histoires que je me racontais.

J’ai accepté mes peurs et décidé d’avancer avec elles, pas contre elles. Les résultats de ces décisions ont été bien au-delà de ce que j’imaginais : 6 mois seulement après avoir changé radicalement d’activité (de rédactrice à coach), j’ai fait mon plus gros chiffre d’affaires. La crise ne m’a pas affectée, en tout pas pour l’instant. Je suis in love de mes clients et de mon métier, je me forme dans la joie, je cherche la progression et le kif plutôt que le confort et la planque.

Ma tête en débarquant là

2. J’ai mis ma priorité au bon endroit (vendre)

Pendant presque 3 ans, j’ai cru que ma priorité c’était “communiquer” (ou sa variante : “me faire connaître”). Je sais pas combien d’heures j’ai gaspillé à concevoir des cartes de visite qui dorment au fond d’un tiroir à l’heure où j’écris, ou à peaufiner mon site Internet alors que je savais pas ce que je vendais.

J’avais aucune idée de comment trouver des clients, alors je faisais comme tout le monde : distribuer des bouts de carton à la sauvette dans les soirées networking, et partager mon site et mon blog sur ma page Facebook, en attendant que les demandes affluent.

Soupir.

Les choses ont vraiment changé quand j’ai compris que ma priorité n’était pas de me faire connaître, mais de vendre et pratiquer mon métier. Bien sûr, pour vendre il faut communiquer… Mais pas en restant planqué·e derrière un écran d’ordinateur : en parlant de ses offres au monde entier.

Je me suis fixé un objectif de visibilité : chaque jour, parler à au moins un client potentiel de ce que je faisais. J’ai contacté des personnes de mon réseau pour savoir si elles seraient intéressées par du coaching, ou si elles connaissaient des personnes qui pourraient l’être. J’ai eu de longues conversations avec des clients idéaux (ou ceux que je croyais être mes clients idéaux – ça m’a permis de le préciser). J’ai publié des billets de plus en plus affirmés. J’ai animé des ateliers et des webinaires. J’ai été rencontrer des gens à des évènements, des conférences, etc. et je leur ai posé des questions sur leurs besoins et leurs défis.

Inutile de te dire qu’une fois sorti les doigts du slip, les résultats ont été sans commune mesure avec tout ce que j’avais pu faire avant…

3. J’ai enclenché le mode « action – prise de recul – ajustement »

Oui il y a eu des ratés et des moments gênants et des pédalages dans la semoule. Oui c’était désagréable. Mais aussi inévitable.

L’intensité de l’émotion passée, je profitais de mes temps de coaching pour prendre du recul sur chacune de ces expériences, regarder ce qui s’était passé, identifier ce qui avait marché ou non, et ce que je pouvais améliorer.

Puis j’y retournais.

J’ai mis quelques mois à enclencher le mode “action – prise de recul – ajustement”. Cédant à la peur, je suis retournée à mes vieilles lubies de faire des trucs inutiles (genre mon site web). Résultats pour mon activité : zéro. Niveau de kif et d’énergie : plongeon en piqué.

Une fois que j’ai arrêté de me planquer, les effets ont été rapides. En quelques mois, j’ai trouvé mes premiers clients, réajusté mon positionnement, appris beaucoup de choses sur la coach que je voulais être, progressé dans ma pratique et dans la vente. Niveau de kif et d’énergie : remonté en flèche…

Mon problème, c’était pas le manque de confiance ou le syndrome de l’imposteur, c’était la moulite aiguë. Tu sais la maladie des gens qui restent immobiles comme des moules agrippées à un rocher… Bah voilà. Ça. J’attendais désespérément de savoir avant de me lancer, de comprendre avant d’essayer. Et puis bah ça marchait pas, parce que c’est pas dans cet ordre qu’on fait les choses : d’abord on expérimente, ensuite on en tire des infos

📄 À lire : Tu veux retrouver de l’énergie ? Pose un choix et passe à l’action

3. Je me suis concentrée sur la valeur délivrée au client

Ce que j’ai mis du temps à comprendre avec la vente, c’est qu’il n’y a rien à comprendre. Il n’y a pas de danse du ventre à faire, pas d’argument miracle à sortir, pas de basse manipulation à opérer.

J’étais nulle en vente parce que j’avais qu’une vague idée de la valeur que j’apportais à mes clients et de comment mon offre répondait à leurs besoins. Tu m’étonnes que j’avais zéro confiance en moi. À chaque entretien, j’étais concentrée sur “conclure”, pas du tout sur “être au service de…”. Une Jean-Claude Dusse de la vente quoi.

Forcément, ça marchait pas. (Même sur un malentendu.)

Quand j’ai arrêté de vouloir montrer que je savais, pour plutôt plonger avec le client dans ce qui serait vraiment à son service, mes expériences de vente se sont transformées. C’est devenu plus facile, plus naturel. Aujourd’hui, je n’ai plus le sentiment diffus d’essayer d’arnaquer mes clients parce que j’ai un truc à leur vendre. Non seulement je sais que le coaching est un outil puissant à leur service, mais en plus je suis investie dans ma progression pour être chaque jour une meilleure coach que la veille.

Pendant mes entretiens de vente, je me concentre donc sur mon envie de les accompagner et sur comment leur permettre d’être le plus au clair possible sur ce qu’ils veulent. Quand je suis la bonne personne pour les aider, on travaille ensemble.

4. Je préfère être moi que faire comme il faut

Même si l’entrepreneuriat est la “voie des rebelles” (enfin, c’est ce que tu crois…), t’as vite fait de retomber dans ce qui se fait ou ne se fait pas, les techniques pour que ça marche… Bref, t’as vite fait de retomber dans la merde que tu viens de quitter, en fait. De faire en fonction des attentes de l’extérieur, de la normalité, et de ta trouille bleue d’aller à leur encontre.

Le problème, c’est que “faire comme il faut” n’est absolument pas une garantie d’épanouissement. Si faire des études, décrocher un CDI et rembourser ton prêt immobilier étaient les ingrédients du bonheur, ça se saurait, et personne ne se jetterait sur les vols low-cost pour oublier sa vie 3 semaines en été.

La vie comme il faut

Bref, “faire comme il faut”, comme tu as dû t’en rendre compte, ne garantit rien à part que tu vas mener une existence standard et bien te faire chier, une vie où on s’en fout de qui tu es parce qu’on veut juste que tu te mettes ici merci.

“Faire comme il faut”, ça exclut tes talents, ton potentiel, ce qui t’anime, ce que tu veux vraiment au fond de toi. Ça exclut tout ce qui rend une vie kiffante.

Toute ma vie, j’ai oscillé entre la bonne élève et la rebelle. Première de la classe, mais souvent indignée ou pas d’accord. J’étais contre plein de trucs – beaucoup plus de paroles que d’actes. Et surtout, j’étais incapable de te dire ce pour quoi j’étais “pour”, ni ce que je voulais vraiment. J’en savais foutrement rien !

En fait, c’est relativement facile d’être “contre”. C’est beaucoup moins évident de créer sa vie à partir de ses vrais désirs : à cet endroit pour moi, c’était le néant, le vide, la panique. Heureusement, ça s’entraîne.

5. Je m’entraîne à la folie et l’ambition

C’est ça que j’explore depuis un an : qu’est-ce que c’est d’être moi, dans ce que j’ai de plus singulier, de plus fou, de plus radical. Quel goût j’ai, que disent les désirs qui palpitent à la racine.

C’est un putain de taf, de déverrouiller son ambition. Mais il n’y a qu’en rebranchant ce feu là qui tu peux sortir des cycles excitation-épuisement, et ne plus revenir systématiquement à la case départ.

La première fois qu’on m’a demandé de faire une vision à 25 ans, elle ressemblait tellement à rien que j’ai chialé en la relisant. Niveau folie, enthousiasme, excitation, on était au fond de la cuvette. Mais rien d’autre ne venait, et sur le moment ça servait à rien de forcer.

J’ai regardé la réalité : mon ambition est molle du cul. J’ai laissé ça reposer et je me la suis gardée sous le pif. Régulièrement, je me suis collée à cette putain de vision qui m’éteignait la culotte – et j’ai laissé la bête se réveiller.

Petit à petit, des désirs ont commencé à apparaître sur la feuille. Au début, c’était des pétards mouillés. Puis certains sont apparus terrifiants tellement ils étaient ambitieux, irrationnels et inexplicables. Mais c’était ceux-là qui faisaient monter mon niveau d’énergie dès que je les regardais.

Cette feuille est toujours là, dans mon bureau, et je continue de la compléter ou de la modifier à mesure que mon ambition se dessine, que l’exaltation monte. C’est ma priorité de l’année : rebrancher une ambition de folie et faire ce qu’il faut pour que des projets toujours plus excitants et épanouissants pour moi se concrétisent.

6. J’investis sur moi, ma progression et le développement de mon activité

Il y a un an, je m’engageais non sans peur dans un coaching qui vidait littéralement mon compte en banque. Mes objectifs étaient fixés à l’arrache, je dépensais le moins possible, et je n’avais aucun prévisionnel pour mes charges et mes investissements. C’était du bricolage.

Début 2020, j’ai prévu de multiplier mes résultats par 2,5 et pour l’instant, je suis dans les clous (oui même après 2 mois de confinement et même si tout le monde a décidé que ce serait la galère).

Cette année, le tiers de mon CA passera dans mon système de progression : coaching, formation, supervision et accompagnements soigneusement choisis. Pour la première fois de ma vie, je me suis augmentée. Tout ça rentre dans mon tableur Excel, que je surveille et ajuste de près.

7. Je ne prends plus le coaching pour une bouée de sauvetage

La première fois que je me suis engagée dans un coaching business, c’était avec l’énergie du désespoir : j’étais arrivée à un point dans mon activité ou soit quelque chose changeait radicalement, soit je fermais boutique.

Moi quand j’ai débarqué en coaching

Et “quelque chose” a changé radicalement, en effet.

Un an plus tard, je ne veux plus être coachée pour qu’on me sauve, mais parce que c’est un ingrédient indispensable pour avancer plus vite vers mes objectifs, dans le kif et la jouissance d’être moi. Je continue et continuerai d’être coachée parce que j’ai mesuré la puissance de ses effets, et que ce serait parfaitement stupide d’arrêter quelque chose qui m’a fait faire de tels bonds en avant.

Je ne vise plus la survie, le pilote automatique, “que ça roule tout seul”. Je vise la progression et le développement sur tous les plans : financier, en termes d’impact, de jouissance, de qualité de mes offres, de valeur délivrée au client, d’exploration de mon potentiel, de libération de ma folie, d’intensité.

J’ai arrêté de fantasmer le moment où tous mes problèmes seraient réglés, je sais que chaque étape a ses challenge et je veux les relever dans le kif plutôt que dans la souffrance, dans la sérénité plutôt que dans la frénésie.

Être un·e freelance en galère et qui se fait chier, c’est un choix. Y’a pas de méthode miracle pour en sortir, mais une décision ferme à poser (et renouveler) : celui de vivre et d’expérimenter à partir de ce que tu veux vraiment pour toi.

Si t’es prêt·e à te remonter les manches pour construire un succès qui te ressemble (plutôt que vaguement ressembler au succès), si tu veux prendre la voie rapide pour développer une activité kiffante et rentable, je serais heureuse et honorée de t’accompagner en coaching. Envoie ta demande ici !

👉 Qu’est-ce qui résonne pour toi dans cet article ? Dis le moi en commentaire, je suis curieuse de te lire !

Photo de couverture : Good Free Photos on Unsplash

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