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Il y a une dizaine de jours, j’avais le niveau de motivation d’un bulot neurasthénique. Beaucoup d’énergie dépensée à peser des pour et des contre, me faire des reproches, ou flipper pour des trucs qui sont pas arrivés. Genre, j’avais envie d’organiser un webinaire gratuit pour coacher mes clients et abonnés en live, mais je ne l’avais encore jamais fait et ça me foutait les jetons. Rien qu’à voir tous les petits réglages à la con que ça impliquait, j’étais prise d’une subite envie de vider le lave-vaisselle.

Bref, j’étais là à bouiner tranquille dans mon coin, quand Alex du Buro des Possibles (le salon de thé/coworking le plus cosy de Bordeaux, où j’anime parfois des ateliers) me demande si je veux organiser un live Facebook avec leur page. Avec le confinement, leur lieu est évidemment fermé. Du coup, au lieu de se vernir les ongles au Tipp-Ex en râlant après l’URSSAF, elles ont décidé de proposer à leurs intervenants de co-organiser des live, comme si on était chez elles, dans leurs fauteuils moelleux.

Hacker la peur et se lancer

Quand ça m’arrange, je vois des signes. Et là, face à cette perche tendue, je me suis dit : c’est le signe que je dois me secouer le boule, et passer outre cette trouille du format vidéo. Si j’ai pas peur de parler sur scène devant plein de gens, pourquoi je devrais craindre de me filmer ? C’est juste un truc à apprivoiser, je peux le faire.

Bref, je réfléchis pas trop et je dis oui, on fixe une date, elles l’annoncent sur leur page, et c’est parti. Trop tard pour reculer. Comme c’est juste un live Facebook, j’ai pas l’excuse de “c’est trop compliqué à régler” pour pas y aller : suffit d’appuyer sur diffuser en live quand l’heure est venue…

Ce que je viens de faire, c’est l’une de mes bonnes vieilles techniques quand les pétoches m’empêchent de passer à l’action.

Step 1 : me coincer, en m’engageant devant des gens.

Step 2 : déjouer les pièges de la préparation. Si je m’y prends trop à l’avance, je vais m’imaginer tous les trucs qui pourraient mal tourner, et me noyer sous des tonnes de lecture pour anticiper toutes les questions possibles et inimaginables. Lectures qui vont m’embrouiller et me détourner du message que je veux faire passer, mais absolument pas me rassurer.

Donc je laisse passer les jours sans anticiper. Je me garde juste 1h avant le live, pour noter mes grandes idées.

Le plus dur, c’est le saut dans le vide

Juste avant de me lancer, je commence à regretter ma décision. J’ai l’impression que j’ai pas grand-chose sous la main.

Et puis attends, je fais un live sur l’agilité pendant la crise, mais j’ai fait quoi d’agile pendant cette crise, moi ?

Je suis persuadée que je vais parler dans le vide pendant 20 minutes, puis devoir abréger la vidéo parce que y’aura personne en face. (Mais sans exclure non plus que des gens vont m’attendre devant ma porte avec des fourches pour me foutre au bûcher tellement c’était révoltant de nullité. Comment tu peux faire un bide et déchaîner la haine des foules en même temps ? Aucune idée, mon ego n’est pas payé pour être un scénariste crédible. Juste pour m’empêcher de faire des trucs qu’il croit dangereux.)

L’heure arrive, je suis stressée, j’ai pas fini de noter ce que je voulais dire, je suis plus trop sûre d’avoir quelque chose d’intéressant à dire d’ailleurs. Tant pis, j’y vais. Le cœur battant, mais sachant aussi que le plus dur est fait : se lancer. Au pire, je fais un four. Y’a pas mort d’homme – enfin, de femme.

Je parle quelques instants dans le vide, puis un premier “Coucou” se glisse dans les commentaires. Puis un deuxième. Puis un troisième. Un quat… Bordel, mais y’a des gens !

Avance rapide : 1h10 et 90 commentaires plus tard, je suis on fire. Les questions et témoignages ont fusé, le live a été super interactif. On est partis des contraintes du confinement et de ce que j’avais à dire là-dessus, mais très vite on a abordé plein de sujets d’entrepreneuriat, tout un tas de trucs sur lequel j’avais PLEIN de valeur à apporter.

Mood à la sortie du live

Passage à l’action et jauge d’énergie à bloc

Quand je referme mon ordinateur, mon énergie de mollusque n’est plus qu’un lointain souvenir. J’ai la jauge à bloc, limite si je crache pas des flammes par tous les orifices. Je me souviens plus pourquoi je flippais de faire des live, c’est juste un tel kif de partager et apporter de la valeur à des entrepreneurs !

Ce qu’il s’est passé pour moi la semaine dernière, c’est l’illustration parfaite de ce qu’il se passe quand tu préfères te poser des questions plutôt que d’agir. Quand tu t’installes derrière ton écran pour te raconter un gros nanar avec tous les trucs qui pourraient mal tourner, plutôt que d’essayer, et réussir des trucs, en planter d’autres, et puis avancer, quoi…

Ça m’a rappelé l’été dernier, quand j’ai passé un mois à concevoir mon site web pour repousser le moment où je devrais aller voir des gens et leur dire que j’étais coach. Je me suis fatiguée, déprimée, arrachée les cheveux sur WordPress. Et puis quand je suis enfin sortie de chez moi pour me confronter à des clients potentiels, j’ai appris tellement de choses qu’au bout de quelques jours à peine, le site que j’avais mis un mois à faire était déjà dépassé… Rageant, pas vrai ?

J’ai préparé mes offres et mes arguments comme une ouf. Et ça ne m’a pas empêchée de me planter. J’ai raté des rencontres, raté des entretiens, raté des ventes, proposé des offres que je ne proposerai plus aujourd’hui. Parfois, je me suis sentie mal, mais ce que je retiens de cette période, c’est que : 1/ j’ai appris 10 000 fois plus de choses en quelques échanges IRL qu’en 1 mois derrière mon écran et 2/ j’avais de l’énergie à revendre. Parce que je passais à l’action, plutôt que de gaspiller mon jus à faire des projections angoissantes et des prévisions inutiles.

Après 1 mois de passage à l’action

Repousser la décision et l’action : meilleur moyen de s’épuiser

Parmi les 1 001 façons de niquer son énergie, repousser un truc parce que la trouille, et essayer à la place de baliser la totalité du chemin avant de se lancer, c’est certainement l’une des plus efficaces. Non seulement c’est la méthode parfaite pour s’épuiser, mais ça marche aussi très bien pour faire du surplace. Ben oui : tu ne te sentiras pas prêt·e tant que tu ne l’auras pas fait ; mais tu ne le feras pas tant que tu ne te sentiras pas prêt·e. J’espère que t’as pris une chaise pliante et des mots croisés, parce que ça risque de durer…

Je sais, l’inconnu, c’est le truc le plus effrayant qui soit. Mais comme on ne peut pas y échapper, autant lui couper rapidement la chique. Y’a pas de raccourci, juste la possibilité de passer plus vite ce moment difficile (et aussi délicieusement excitant).

T’es crevé·e, morose, t’as l’impression de pédaler dans la polenta ? Pose ce choix qui traîne depuis des semaines ou des mois.

Lance-toi.

Le seul truc que tu regretteras, c’est de ne pas l’avoir fait plus tôt.

Maintenant, à toi de me dire : quelle est ce choix que tu as repoussé, et qui une fois fait, t’as permis de récupérer de la niaque et de l’énergie pour tes projets ?

J’ai hâte de te lire dans les commentaires.

Plus d’article pour prendre soin de ton énergie ? Essaie ceux-là :
👉 La fuite n’est pas toujours là où tu crois
👉 La recette parfaite pour exploser en vol (et comment sortir la tête du guidon)

🔥 Revoir le live “Faire de la crise une opportunité”

📼 Si tu l’as raté, le replay du live “Faire de la crise une opportunité et un trampoline pour ta créativité”, est 👉 disponible sur Facebook 👈. En 1h10, on a eu le temps d’aborder beaucoup de sujets. Visionne-le, notamment si tu te demandes… :

  • Comment préserver ton énergie pendant le confinement.
  • Quoi faire quand ta cible n’a pas les moyens de se payer tes services ?
  • As-tu vraiment essayé toutes les façons possibles de trouver des clients ?
  • Deux manières de trouver des clients : engager des conversations avec tes clients idéaux, et “secouer le cocotier de LinkedIn” avec ton authenticité.
  • Pourquoi le perfectionnisme est une vieille excuse pour ne pas bouger.
  • Quels sont les besoins de tes clients, et comment peux-tu les servir de la meilleure façon possible ?
  • Comment récupérer des feedbacks utiles pour affiner ton offre.
  • As-tu testé toutes les façons de proposer des services à tes clients / Comment diversifier ton modèle économique ?
  • L’importance des “petits produits” pour répondre aux besoins de tes clients.
  • Comment utiliser ton niveau de kif et d’excitation comme boussole dans ton business.

🚀 Tu veux aller plus loin, avancer plus vite, mettre à profit ce temps de confinement pour développer ton entreprise avec audace et authenticité ? Je t’accompagne en coaching pour que ton activité se base sur tes désirs profonds, tes valeurs essentielles, tes ambitions les plus folles et tes talents naturels. Pas sur des injonctions venues de l’extérieur qui te maintiennent dans l’ennui et la frustration. Motivé·e ? Envoie ta demande ici.
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Photo de couverture : lucas Favre on Unsplash

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