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Cette semaine, je lance une série d’inspirations que j’ai nommé les “Interviews Émoustillantes”, parce que rien que le nom me met l’eau à la bouche. Et pour inaugurer ces entretiens délicieux, c’est Soline Bossis, entrepreneure curieuse, déterminée et passionnée, que j’ai interrogée.

Tout s’est passé très vite : tombée par hasard sur le profil de Soline, je vois que sa passion pour le vin bio l’a menée à créer un blog, des offres d’accompagnement et formations pour les vignerons, mais aussi un “wine woman show”… Bref, tout une gamme de prestations, toujours autour de sa passion ! Son parcours et son modèle m’intriguent, je veux en savoir plus. Et je ne suis pas déçue. Cet entretien, c’est tout simplement de la bombe 💣. Un concentré de Pepito Micolasso pour l’entrepreneur·e en herbe ou confirmé·e que tu es !

🎧 Écouter l’interview 🎧

De cet échange, je retiens 7 clés essentielles :

🔑 1 – Sortir de chez soi et tester, tester, tester

Lorsqu’elle se lance dans l’aventure entrepreneuriale, Soline, formée à l’œnotourisme, a son idée en tête : créer une route des vins bio. Elle se donne un an pour tester son projet, en s’essayant à différentes activités. Elle commence par des dégustations de vin, qu’elle crée elle-même ou qu’elle exécute pour des agences, mais cette activité de freelance marchotte et ne l’émoustille pas trop : elle aimerait mieux avoir sa propre agence…

En parallèle, elle rencontre des professionnels dans des salons, et réalise qu’ils ont surtout besoin de visibilité. Elle qui envisageait d’être guide œnotouristique réalise que sa valeur ajoutée n’est peut-être pas là. Ce dont elle se serait rendue compte beaucoup plus tard, si elle n’était pas sortie de chez elle pour aller à la rencontre des acteurs du secteur…

Bref, dans son parcours, Soline n’a pas hésité à aller taper à toutes les portes, poser des questions, tester des offres, des formats et des expériences. C’est un énorme gain de temps, par rapport aux entrepreneur·e·s qui restent chez eux en attendant des réponses derrière leur ordinateur… Aussitôt, elle a pu utiliser ses apprentissages sur le terrain pour faire évoluer son projet, ce qui lui a permis de très rapidement faire ce qu’elle aime et en tirer un revenu.

🔑 2 – Savoir écouter les besoins de ses clients

À la base, le projet de Soline c’était de référencer sur son site tous les vignerons en bio qui ouvraient leurs portes au public, pour donner de la visibilité à l’offre œnotouristique. Sauf que… Ça s’est pas passé comme ça.

Dès les premiers échanges avec les vignerons, elle s’aperçoit qu’il n’y a tout simplement pas d’offre œnotouristique en bio. On l’accueille volontiers pour lui faire déguster des vins et visiter la propriété, mais c’est en mode “passe à la maison et je descendrais du tracteur”. Bref, il n’y a rien de structuré, et les exploitants ont d’autres chats à fouetter.

Plutôt que de créer un circuit œnotouristique, Soline comprend que ses clients ont besoin de se rendre plus visibles et de développer la vente de vins à la propriété. Elle crée alors le programme V.I.G.N.E., un mélange de formation et de coaching, pour accompagner les vignerons sur ce chemin, qu’elle vend avant même d’avoir déterminé son contenu (ce qui lui évite de bosser pour rien, dans l’hypothèse où ça n’aurait pas marché.)

C’est grâce à un entretien avec un vigneron australien qu’elle a l’idée d’importer en France le principe du “wine club” : la vente par abonnement, qui assure à l’exploitant débouchés, sécurité financière et visibilité. Un principe qu’elle développe dans son programme…

En résumé, Soline a su faire évoluer son idée de départ en fonction des retours de ses clients, sans jamais dévier de ce qui l’anime. Et ça marche.

🔑 3 – Avoir une foi inébranlable en son projetrojet

“Mais pourquoi tu te concentres que sur les vins bio ?” lui demande sans cesse son entourage. Tout le monde trouve ça réducteur, peut-être voué à l’échec.

Mais c’est dans le vin bio qu’elle a une foi démesurée, pas dans le vin conventionnel ou une autre boisson.

“On attend toujours que ça vienne de l’extérieur, que les gens nous soutiennent…” remarque Soline. Mais pas elle : quelle que soit la forme, elle a toujours voulu promouvoir le vin bio. Si ce n’est pas de telle façon, c’est qu’il faut en tester une autre. Point barre.

Sur le même sujet, lire aussi : Ils te diront que c’est impossible d’en vivre

🔑 4 – Vendre, premier métier de l’entrepreneur

“Peu importe dans quel domaine on travaille, notre premier métier, c’est vendre” assène-t-elle : amen et larmes de gratitude.

Inutile d’entreprendre si tu détestes vendre, ou si t’es pas déterminé·e à passer outre tes croyances à ce sujet.

La vente, c’est pas refourguer sa came ou arnaquer ses clients. C’est pas non plus un flux d’argent : d’ailleurs, c’est presque pas le sujet… Tant que toute ton énergie sera là-dessus, ça restera le bagne pour toi de vendre, et un heureux hasard quand tu y arrives.

La vente, c’est se concentrer sur ce que tu peux apporter de meilleur à ton client. Une fois que tu vois la vente comme un service et non comme une transaction financière, ton énergie change radicalement, tu mets le focus au bon endroit : sur le besoin du client.

🔑 5 – Se former et investir, indispensable pour se développer

Dès le départ, Soline se forme, sans hésiter. À différents stades, elle a recours à des experts et à des coachs, qui lui permettent de poser les bases saines de son entreprise. Elle s’offre même un séminaire coûteux avec une coach renommée, qu’elle ne regrette pas une seconde. “Même si je gagnais pas encore d’argent avec mon activité, c’était le moment pour moi d’investir”.

Et elle n’envisage pas d’arrêter.

Beaucoup d’entrepreneur·e·s fantasment le moment où “ça va rouler”, où leur entreprise tournera d’elle-même sans qu’ils n’aient plus rien à faire. Erreur et fourrage de doigt dans l’œil.

La formation, ce n’est pas “au début pour la légitimité et puis merci bonsoir”. C’est tout au long de son parcours entrepreneurial, pour progresser sur son cœur de métier et améliorer sans cesse la qualité de ce qu’on propose. Idem pour l’investissement sur soi : se faire coacher, ce n’est pas une bouée de sauvetage pour se sortir de la vase. C’est un tremplin et un accélérateur, à mettre à son service aux différentes étapes de son business.

🔑 6 – S’entourer des bonnes personnes et oser demander de l’aide

Soline s’entoure de gens plus avancés, qui la stimulent et la challengent. Elle fait partie d’un groupe d’entrepreneures au sein duquel elle sait qu’elle peut se montrer vulnérable et partager ses difficultés sans aucun danger.

Ou comment péter le sentiment d’isolement si fréquent chez les freelances, tout en s’offrant de belles opportunités de progresser et d’être aidée…

🔑 7 – Agir vite, sans gaspiller d’énergie à tergiverser

Elle est pas non plus du genre à tergiverser : avec le coronavirus, elle se demande comment aider ses vignerons.

On lui suggère de faire une conférence live Instagram pour leur apprendre à bien utiliser ce réseau : 12h plus tard, c’est chose faite. Vous avez dit réactivité ? Résultat des courses, elle vend aujourd’hui une petite formation sur ce sujet, pour accompagner les exploitants dans cette période particulière.

Agir vite ne veut pas dire dans la précipitation. Ça veut dire : agir dès qu’on sait, sans perdre de temps et d’énergie à douter, trouver des excuses… L’intérêt de tout ça, c’est que plus on actionne, plus on a de feedback pour avancer et passer à l’étape d’après.

Et le parcours de Soline est la démonstration parfaite de tout ce qu’on peut faire en un an et demi, quand on ne perd pas de temps à se planquer !

Merci Soline de t’être prêtée au jeu de l’interview ! Pour la retrouver 👉 son site, son Instagram et son Facebook

À toi : quelle est la pépite que tu retiens de cette interview ? Je suis curieuse de te lire dans les commentaires !

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