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La semaine dernière, j’ai déjeuné avec ma copine Jenny. Je lui racontais comment j’avais fait un bond de ouf dans la (re)connaissance de moi-même et de mon fonctionnement naturel, en prenant la décision de m’écouter et de m’explorer comme jamais + en choisissant les accompagnements et outils qui me soutiennent là-dedans. Ce qui est amusant, c’est qu’il lui est arrivé à peu près la même chose, par le biais d’une autre expérience.

Jenny adore les tests de personnalité et autres outils de connaissance de soi (l’énnéagramme, le tarot de Marseille, l’astrologie, toussa). Dans le MBTI (qui définit ton profil psychologique parmi 16 personnalités), elle pensait être du type Protagoniste / ENFJ, parce que c’est le résultat qu’elle obtient quand elle fait des tests sur Internet. En gros, une personnalité extravertie, qui aime prévoir / planifier / organiser.

Et c’est vrai que Jenny, c’est la meuf qui a un bullet journal impeccable et à jour, des tableurs Excel à triple entrée (oui je fréquente des gens comme ça), et qui s’éclate à t’organiser une chasse au trésor surprise en plein Bordeaux.

Bref, ça collait comme résultat.

Par une série d’évènements, elle a atterri chez une coach qui lui a fait passer ce fameux test MBTI. Mais au lieu de lui donner les résultats, elles ont eu une discussion. La coach lui a posé plein de questions, et à l’issu de l’échange, elle lui a dit : “en fait vous êtes Médiateur / INFP.”

Pourtant, elle se croyait Protagoniste / ENFJ.

Pourtant, les résultats du test indiquaient Logisticien / ISTJ.

Rien à voir avec la choucroute.

C’est toi ou c’est ton ego qui répond aux questions ?

Ce que ma pote Jenny a découvert avec sa coach et ce que j’ai découvert par d’autres biais, c’est que des croyances, habitudes ou jugements peuvent être tellement ancrés en toi que tu te méprends totalement sur qui tu es et comment tu fonctionnes.

Par exemple :

  • Jenny se croyait extravertie parce qu’elle n’est pas timide et qu’elle aime les échanges. En réalité, elle est introvertie, dans le sens où c’est essentiellement dans son monde intérieur qu’elle se ressource (ce qui ne change rien au fait qu’elle n’est pas timide et qu’elle aime les échanges, c’est juste qu’on était pas sur la bonne définition de l’introversion/extraversion).
  • Elle m’a demandé si je la voyais comme quelqu’un d’organisée (OUI). “En fait pas du tout, je crée plein d’outils et je planifie tout en avance parce que ça me rassure, mais le moment venu, j’ai souvent envie de faire autre chose.” Elle-même se croyait hyper rationnelle et organisée. Mais en discutant avec la coach, elle s’est rendue compte qu’elle prenait la plupart de ses décisions à l’intuition (quand elle fait des listes de pour et contre, c’est qu’elle n’a pas vraiment envie de prendre cette décision…) et qu’elle aimait beaucoup plus la spontanéité que la planification.

Bref, grâce à l’accompagnement d’une personne bien au fait des salades qu’on peut se raconter, elle a identifié des croyances et jugements qu’elle avait sur elle-même, et pu les dégager pour reconnaître son fonctionnement naturel. Résultat, elle assume et explore de plus en plus sa fascination pour le magique, le fantastique, le chamanisme, les cartes, la numérologie, etc. Et bordel, qu’est-ce qu’elle rayonne quand elle en parle.

Ce qui est délicat avec la connaissance de soi, c’est que si tu n’as de clarté sur les mécanismes de l’ego, tu peux très bien te raconter des histoires non-stop tout en étant persuadé de bien te connaître. Et tu comprends pas pourquoi ça frotte, pourquoi il te manque toujours quelque chose, pourquoi t’as pas la vie que tu veux. Si tu laisses ton ego répondre aux questions, tu peux te retrouver comme Jenny à croire que tu aimes tout planifier parce que c’est ce que tu fais systématiquement. Alors qu’en réalité, tu fais ça pour te rassurer parce que ton véritable fonctionnement spontané et intuitif te fout la trouille.

Ces croyances et jugements qui t’empêchent d’avancer et de fonctionner au meilleur de toi-même

Moi aussi, j’avais une belle collection de croyances et jugements délirants sur moi-même. Par exemple :

  • Je pensais que je travaillais mieux seule. Le groupe, pour moi c’était synonyme de conflits et de ralentissement. J’étais persuadée de me respecter quand je m’isolais.
  • Je croyais être quelqu’un de rationnel. Déjà, j’ai toujours été une machine en maths. Et puis je ressemble à ma mère, qui déteste le fantastique et peut te dire sans sourciller que son auteur préféré c’est Zola (oui, celui-là même qui a traumatisé des générations de collégiens et de lycéens, absolument.)
  • Je pensais que ma motivation la plus profonde, c’était la nouveauté. Bah oui, je me suis toujours lassée très vite, sans doute parce que mon animal totem c’est le papillon. Non je déconne, mais tu vois l’idée.
  • Je croyais avoir besoin de contrôle, de toujours faire des trucs utiles et de travailler dur. Et puis je fais un peu des blagues, mais c’est juste pour qu’on m’aime. Dans le fond je suis une meuf sérieuse.

Je pourrais continuer la liste mais ces quatre là suffiront pour illustrer ce que je veux te dire : certaines croyances sont tellement bien ancrées que tu peux les confondre avec la réalité. Pourtant, c’est pas parce que t’as toujours fonctionné d’une certaine manière que c’est ta manière NATURELLE et OPTIMALE de fonctionner.

Pour ma part, voilà ce que j’ai (re)découvert :

Mon fonctionnement idéal, c’est le ping-pong

Ayant toujours vécu de la frustration dans les équipes (que ce soit les travaux de groupe à l’école, les projets en association ou la collaboration en entreprise), j’en ai déduit que je préférais travailler seule. J’ai donc mené ma barque dans mon coin pendant quelques années… Jusqu’à me sentir totalement isolée et asséchée.

Quand j’ai eu l’opportunité de rejoindre la team de mes rêves, j’ai dit oui sans réfléchir. Puis des cauchemars et des angoisses m’ont rattrapée. J’ai choisi de ne pas écouter mes résistances et de me challenger, pour expérimenter autre chose.

Le cadeau d’avoir pris ce risque, c’est que j’ai découvert un putain de trésor sur moi-même : en réalité, ma créativité et mon énergie sont décuplés quand j’ai des interactions. Mes meilleures idées me viennent dans une alternance entre dialogue et solitude. Dialogue pour lancer la machine créative, solitude quand je sais ce que j’ai à faire et plus qu’à produire.

Comme tu peux le voir, c’est pas tout blanc ou tout noir : j’ai besoin de la solitude ET du groupe. Sans le premier, j’implose, sans le second, je me décharge. Et quand cet équilibre est respecté, quand je travaille avec des personnes qui elles-mêmes respectent leur propre équilibre, le groupe n’est pas l’angoisse frustrante que j’ai toujours connue, mais un putain de trampoline du kif sur lequel sauter en poussant des cris de joie.

Ça, je ne m’en serai jamais rendue compte si j’étais restée fidèle à tout une panoplie de croyances et de jugements : “les groupes ça se passe toujours mal”, “dès que tu t’engages auprès d’autres t’es prisonnier·ère”, “si je n’y arrive pas toute seule je n’ai aucun mérite”…

Je travaillais seule par peur, en réaction à des situations passées dont je n’avais pas tiré les bonnes leçons. Résultat des courses, je m’imposais un fonctionnement qui me faisait du mal.

Je suis une personne intuitive

En fait les maths, ça me rassure parce que c’est vrai ou faux. Mais ça m’émoustille pas du tout.

Je suis une personne très intuitive, et pour prendre des décisions, je me fie essentiellement à mes sentiments et à mes perceptions. Je sais direct si je peux me fier à une personne ou non (et chaque fois que j’ai été contre cette intuition, je m’en suis tôt ou tard mordue les doigts), je pense souvent “par hasard” à un truc juste avant qu’il n’arrive.

Je peux frissonner et chialer en 3 secondes chrono si je regarde la bande-annonce d’un film qui me touche. Et je surkiffe la magie, qu’elle se présente à moi emballée dans les 7 tomes d’Harry Potter ou quand je me balade dans une forêt brumeuse.

Bref, je suis à des kilomètres de la machine cartésienne que j’essayais d’être, par loyauté à ma mère et parce que notre société dénigre les émotions/perceptions et survalorise le raisonnement. Et quand je ne fais pas de place à ça, je fais de la merde : je trouve des excuses à des gens à qui je sais au fond de moi que je ne peux pas faire confiance, je justifie des décisions que je déteste avec des arguments “raisonnables”…

Ma motivation profonde : la beauté

Celui-là, il a vraiment fallu qu’on me le mette sous le pif pour que j’accepte de le voir et de le reconnaître.

J’avais une telle représentation de la beauté que j’aurais jamais fait le lien avec moi-même. Soit je me disais que c’était futile et superficiel (bonjour le jugement à côté de la plaque), soit je me disais que j’étais à des kilomètres de ça : trop extravertie, trop spontanée, trop bruyante, blablabla. Bref, pas “digne” de ça (mais WTF sérieux).

En réalité, la beauté c’est un truc qui me ressource de ouf et que j’essaie d’amener partout… À ma façon. Qui n’est pas une déco digne d’un appartement-témoin sur Pinterest ou un RDV hebdomadaire chez l’esthéticienne.

C’est en reconnaissant ça chez moi que j’ai enfin capté pourquoi j’aime autant mon métier de coach : les êtres humains sans masques et sans boucliers, je trouve ça beau à crever. C’est aussi ce que j’essaie d’amener dans mes écrits, dans mes relations, ce que je cherche dans mes sources d’inspiration. MA vision de la beauté.

Mes besoins essentiels : légèreté, mouvement, créativité

J’ai toujours été l’artiste de la famille. Bavarde, joyeuse, avenante, créative… Pourtant, je me suis construite comme quelqu’un d’ultra-cérébral. J’ai fait plein de trucs pour paraître “adulte” parce qu’on disait que j’étais mature, et j’avais constamment cette sensation de passer en force partout (“c’est normal, dans la famille on est des bourrins”). Je détestais le formalisme et je me disais que c’était parce que je m’accrochais à l’enfance, que j’avais peur des responsabilités (bref que j’étais nase, en gros).

Sacré tissu d’histoires merdiques.

La réalité, c’est que j’aime jouer, créer et ressentir. J’ai pas besoin de formalisme pour m’investir sérieusement sur des sujets et prendre des responsabilités. Les fonctionnements rigides m’étouffent ; j’avance beaucoup mieux en légèreté, avec des outils simples, du cadre mais pas trop, une structure flexible et qui peut évoluer. Le mouvement m’aide à réfléchir : par conséquent, bosser toute la journée assise derrière l’ordinateur est exclu. Si je veux fonctionner au meilleur de moi-même, c’est promenade quotidienne, pause jardinage pendant laquelle mon esprit gamberge, footing quand je bloque sur un truc, tableau blanc et marqueurs quand j’ai besoin de structurer… J’ai choisi d’être ma propre patronne, c’est pas pour reconstituer un modèle d’entreprise classique et rigide chez moi, bordel !

Il ne te manque rien

Tant que j’étais en déni de ça, j’avais l’impression qu’il me manquait quelque chose pour avancer. Depuis que je le reconnais, j’ai l’impression que tout est possible. Parce que je mise enfin sur mes atouts, mes facilités, mes talents, plutôt que de sans cesse vouloir “compenser” mes points faibles. J’arrête de me croire insuffisante, je cherche plutôt à comprendre comment je peux me respecter et m’utiliser au mieux.

Tu peux facilement de te raconter des histoires sur toi parce que dans ta famille (ou à l’école, ou chez tes amis, etc.) ce qui était valorisé c’était ceci ou cela. Du coup, ça fait tellement longtemps que tu ignores tes propres besoins que tu ne les entends même plus. Le problème, c’est que quand tu te forces à fonctionner d’une façon qui n’est pas la tienne, tu limites considérablement tes possibilités de kiffer ta vie, de développer une entreprise qui te fait frétiller de joie, ainsi que ta puissance et celle de tes actions. Imagine Mike Horn : tu crois qu’il vibrerait pareil, qu’il ferait rêver (et marrer) des millions de gens avec ses histoires, s’il était devenu employé de bureau parce que la société valorise les jobs où t’es assis derrière un écran 8h / jour ?

Il y a autant de modes de fonctionnement que de personnes. Et pourtant, on tend à tous faire la même chose pour paraître “professionnel” au boulot, “sympa” dans nos relations, “adulte” dans nos projets… Quand tu as la trouille d’aller voir ce que ça dit à l’intérieur, le plus simple, c’est de suivre ce sentier balisé. C’est un choix que tu peux faire si tu privilégies la sécurité, pas t’exposer, pas contrarier ou inquiéter ton entourage, et c’est pas moins respectable qu’un autre choix.

Mais si tu veux vivre une vie qui te ressemble et que tu kiffes, jouer avec ton potentiel et créer des trucs géniaux dont t’osais même pas rêver il y a 3 mois, tu n’as pas d’autre choix que de laisser tomber les croyances et jugements sur ton mode de fonctionnement pour partir en exploration, à la découverte de toi.

Être chaque jour plus intime avec ton fonctionnement naturel, pour mieux le respecter et être au meilleur de toi-même, c’est un choix que tu peux poser tout de suite. Il n’y a pas de formule magique : c’est un processus que tu enclenches et qui dépend de ta volonté de t’écouter même quand t’as la trouille, même quand ça bouscule ta mythologie personnelle ou familiale, même quand il y a de l’intensité.

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C’est 4 coachings de groupe ouverts aux (futur·e·s) entrepreneur·e·s et aux artistes pour prendre du recul, écouter ton fonctionnement naturel et tes désirs, et repartir la jauge à bloc pour développer une activité qui t’éclate. 🔥

offre coaching groupe summer camp

Quiquequoicomment :

⛺  Les dates :

  • jeudi 23 juillet : 9h30-12h30
  • mardi 4 août : 14h30-17h30
  • vendredi 21 août : 9h-12h
  • lundi 31 août : 9h-12h

⛺  6 participants max. par session : tu es coaché·e + tu bénéficies du coaching des autres en miroir. Même pas besoin de mettre un masque pour voir le feu d’artifice.

🔥  Je m’inscris à une ou plusieurs dates 🔥  

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